Libre opinion
Le billet d'humeur de Valéry Lelièvre
 
 
 
 
Vendredi 10 octobre 2014
 
Une nouvelle rubrique : "Le billet d'humeur de Valéry"
 
Dauphinordique ouvre une nouvelle rubrique : "Le billet d'humeur de Valéry"

Valéry Lelièvre (BE 2ème degré de ski de fond) qui a longtemps été entraîneur du SA Méaudrais et des classes sportives du Collège Jean Prévost à Villard-de-Lans réagira de temps en temps à l'actualité sportive plus orientée sur le ski nordique, l'entraînement, la compétition.

Pour ce premier billet, Valéry revient sur la décision de la Norvège de ne pas porter sa candidature pour les Jeux Olympiques d'hiver 2002.

 
Une soirée comme une autre, assis dans mon canapé, posé sur la table devant moi un breuvage à bulles légèrement ambré dont je dois taire le nom et qu' il faut consommer avec modération. L'ordinateur sur les genoux en train de consulter avec délectation mon site Web préféré, un certain Dauphi...quelque chose, le tout agrémenté d'un fond musical agréable.

Et là, surprise !!! Que vois-je ? Oslo retire sa candidature pour l'organisation des jeux 2022 .

Une olive manque de m'étouffer, ayant raté par cette nouvelle, l'écrasement nécessaire à une bonne dégustation entre mes molaires plombées, ...ce qui me rappelle que je dois prendre le rendez-vous annuel de vérification de santé dentaire. En effet, tout sportif s'il veut être performant, doit avoir une dentition en parfait état.

Oslo, la Norvège, berceau du ski se refuse d'organiser les Jeux Olympiques d'hiver pour cause de dépense exorbitante.

Pays riche ayant marqué l'Olympisme tant par ses résultats que par l'organisation des jeux de Lillehamer. Quel souvenir, des médailles françaises, dauphinoises, des pistes magnifiques, un public connaisseur et passionné, comment pouvions-nous ne pas rêver pareil événement!!

Bien sûr, Nagano, Salt Lake, Turin, Vancouver c'était bien aussi, mais la Norvège, quel pied!!!


Et puis, il y a eu Sotchi..... ou à force de laver l'argent dans le béton pour faire, défaire et refaire, construire une belle maison à Vladimir au milieu d'une station flambant neuve, les dépenses ont atteint des sommets.


Qui peut aujourd'hui organiser pareille manifestation ?
Que devient le sport ?
L’événement sportif le plus important pour les athlètes est devenu le moins sportif !!!

Bien sûr, le CIO n'est pas d’accord et ne comprend pas la décision norvégienne. Ce que le CIO n' a pas compris, c'est que la Norvège n' a pas besoin des jeux mais que les jeux ont besoin de la Norvège.

Deux candidats sont encore en lisse : Almaty où il risque de ne pas y avoir un péquin et Pékin où il y aura au moins des Pékinois.
Et dans tout ça, des sportifs obligés peut-être encore une fois, de se demander s'il est bon d'aller faire leur métier dans une dictature.


Parce que, il faut le dire, le sportif dans un événement sportif c'est important ! Entre deux Olympiades, avant d'entrer dans l’arène, c'est lui qui tient le crachoir, qui fait l’actualité et quatre ans c'est long...

Heureusement qu'il n'y a pas que les sports d'hiver et qu'on peut compter de temps en temps sur un Florent Manaudou pour nous expliquer que pour être un grand des petits bassins, il faut savoir se mouiller. Sans ces petits coups de pub, le spectateur s’ennuie et c'est pas bon pour les affaires.


Un événement planétaire comme les Jeux a toujours mêlé politique et sport, Munich, Sarajevo, le gant noir de Tommie Smith à Mexico. Ils doivent néanmoins rester une fête sportive, pas seulement un outil de développement et d'image pour des pays en quête de notoriété.
Les morses ont perdu la banquise, les ours polaires la cherchent en nageant de plus en plus loin, les jeux perdent leur âme en cherchant des pays près à banquer.

Tant qu'il y aura des dictatures, l'Olympisme aura peut être de beaux jours devant lui.

Valéry