Libre opinion
Le billet d'humeur de Valéry Lelièvre n°5
 
 
 
 
Lundi 8 décembre 2014
 
Le billet d'humeur de Valéry :
"L'argent est partout, décide de tout... mais il nous reste le classique !"
 

Voici un nouveau billet de Valéry : L'argent est partout, décide de tout... mais il nous reste le classique !



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Valéry Lelièvre (BE 2ème degré de ski de fond) qui a longtemps été entraîneur du SA Méaudrais et des classes sportives du Collège Jean Prévost à Villard-de-Lans réagira de temps en temps à l'actualité sportive plus orientée sur le ski nordique, l'entraînement, la compétition.
 
   
C'est décidé, cette année, je colle des billets de 50 € sous mes semelles. L'argent est partout, décide de tout : l’actualité sportive nous en rabat les oreilles, alors je m'y mets, je farte à l’euro.

Évidemment le foot !!! transferts, matchs truqués et gros salaires, même le comptable de M. Dassault avec ses sacs en plastique entre Genève et Paris ne fait pas le poids. En plus, chez Dassault c'est de bonne guerre.
Si seulement ce bon comptable avait pu faire le chemin à pied, une route mal indiquée, un croc en-jambe bien placé et hop, la chute devant l'Ecole Nationale de Prémanon. L'histoire change et nous voilà devant un Nicolas Michaud heureux de voir sa rallonge budgétaire arrivée ainsi, sans se poser plus de questions.

Bien entendu, tout cela est une fiction, la rallonge n'est pas venue et le chef du Nordique quitte sa cabane de fartage pour un bureau surchauffé.
Les athlètes aussi cherchent des sous, à l’instar de Marion Buillet, des AP et du Team Grenoble Isère l'an dernier.

La solution vient certainement des équipes privées déjà fréquentes en Scandinavie... Seulement voilà, être un pays de sport d'hiver ne veut pas forcément dire un pays de ski, nous sommes riches en infrastructures touristiques, pas en stades. Les compétitions doivent se dérouler sans gêner, au lieu d'être des événements générant de l’activité par une image positive.
Du coup, les généreux donateurs ne sont pas nombreux dans le portillon de départ et les quelques philanthropes présents sont des amoureux du nordique et n'attendent pas de retour sur investissement.

Et la compétition dans tout ça ?

Le week-end dernier, il y avait coupe du monde.
Des courses en style classique, vous savez ce truc que font les Scandinaves, ils ont des skis aux bouts pointus, ils les mettent dans des traces et ils galopent jusqu’à la ligne d'arrivée.

Les conditions de neige n'étaient pas faciles, ni à skier ni à farter, et nos petits, mais costauds membres de l'équipe de France, filles et garçons, se retrouvent un peu loin au classement.

Ah, le classique ! Pour être tout à fait honnête, j'adore ça, et depuis quelques années, il me revient souvent une phrase aux oreilles qui m'agace particulièrement : " Le classique, c'est de la course à pied et de la poussée, quand on ne sait pas pousser, on prend des roustes."

Dimanche dernier, j'ai vu du ski, avec des changements de braquets au niveau des bras en pas de 1 et en alternatif, des gens qui trouvaient des appuis dans des secteurs difficiles, des changements de rythmes, avec aussi, bien sûr, de la poussée et de la course à ski.


En regardant bien les skieurs, je pense qu'il est important d'être complet, ne pas progresser dans un domaine au détriment d'un autre.
Les jeunes doivent préparer l'avenir.
Proposer des profils de courses pour les cadets où les meilleurs se posent la question de partir sans fart de retenue, voire de les laisser partir en skate est une erreur, c'est juste privilégier le résultat du jour, en oubliant la formation du coureur, c'est perdre un skieur polyvalent pour l'avenir.

Les pistes ne sont pas toujours plates et le fond de trace pas toujours dur.
Dur, dur......
Sinon pour une qualité de fartage optimum, les équipes pro se promènent avec camions et techniciens. Nous on s'en fout, on a des tables et des caisses à outils....


Valéry